Opportunités d’affaires : 4 000 km de routes à bitumer au Tchad
Sur les 6 000 km de routes à construire, seuls 2 000 ont été réalisés. Idriss Deby Itno invite les hommes d’affaires tunisiens à saisir l’opportunité.

Dans le cadre du forum économique Tchad-Tunisie, le président tchadien Idriss Deby Itno a invité les hommes d’affaires tunisiens à venir investir dans son pays. Sur les 6 000 km de routes à construire dans le secteur des BTP (bâtiments et travaux publics), le dirigeant tchadien a fait savoir que seulement 2 000 km avaient été réalisés. Une opportunité que doivent saisir les Tunisiens.
Pour le président tchadien, les domaines de coopération au Tchad sont variés et larges. Les hommes d’affaires tunisiens ont la possibilité de venir au Tchad, qui vient de commencer son développement, et d’investir dans tous les domaines. « L’Afrique doit s’ouvrir aux Africains et aux compétences africaines. Le Tchad est un grand chantier. Nous avons un programme de 6 000 kilomètres de routes bitumées. Nous n’en avons encore réalisé que 2 000. Nous avons également des projets importants dans l’agriculture, l’élevage, l’eau, l’hydraulique, l’énergie et l’ensemble des domaines. Nous avons une vision : unir le continent africain et accélérer son développement », soutient Idriss Deby Itno.
Pour le numéro un tchadien, la Tunisie est une force essentielle pour le continent africain. « Le Tchad a besoin des compétences et des moyens africains pour industrialiser et créer de la richesse sur le continent, et il n’y a que les Africains qui peuvent le faire. C’est fini l’époque où on regardait vers l’Europe ou ailleurs. Cela fait 60 ans que nous sommes indépendants. Mais nous ne sommes ni développés, ni sortis de la pauvreté », martèle le président tchadien.
Au Tchad, apprend-on des proches collaborateurs d’Idriss Deby Itno, l’agriculture, en particulier de subsistance (avec l’élevage et la pêche), occupe plus de 80 % de la population active, pour 22,6 % du produit intérieur brut (PIB). Les principales cultures vivrières sont le sorgho, le mil et l’arachide, tandis que le coton, la canne à sucre, la gomme arabique et le tabac sont cultivés à des fins de rente. Les troupeaux sont constitués de bovins, de chèvres, de moutons, de chameaux et de volailles. Autant d’opportunités d’affaires pour la Tunisie, qui n’a pas hésité à signer un accord-cadre avec le Tchad dans ce domaine.
Car le pays de Mohamed Moncef Marzouki jouit d’une très grande expérience dans le secteur agricole. Son agriculture est mécanisée et a donc franchi, depuis quelques années, le cap de l’agriculture de seconde génération. Un objectif que s’est fixé le pays d’Idriss Deby Itno d’ici 2025.
Intégrer la zone franc CFA
L’autre opportunité que compte saisir la Tunisie grâce au Tchad, c’est l’intégration de la zone franc CFA. Le président tunisien, Mohamed Moncef Marzouki, l’a d’ailleurs fait savoir pendant le forum économique de juin 2014 à N’Djamena. Pour lui, la Tunisie veut appartenir à plusieurs groupes sous-régionaux pour se développer. « Le monde d’aujourd’hui est un monde ouvert et il est dangereux pour n’importe quel pays de vivre replié sur lui-même. Un pays appartenant à des groupes régionaux s’enrichit. La Tunisie sollicite l’appui du Tchad dans ses démarches, surtout pour intégrer l’espace franc CFA », a-t-il confié à la presse tchadienne.
- Publié le :
- mardi 1 juillet 2014





